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L'ambassade de France à Rome dans les prestigieux salons
du Palais Farnese à accueillie la quatrième
signature de charte. L'ambassadeur a prononcé à
cette occasion un discours enthousiaste sur notre profession.
Discours prononcé par Monsieur L'Ambassadeur
de France :
"Si les premières terminologies
psychomotrices sont apparues à la fin du 19ème
siècle en Allemagne et en France principalement, le
développement de la discipline psychomotrice s’est
réalisé prioritairement dans les pays latins.
Sous l’influence de pionniers, ici
en Italie, les professeurs Cecilia MOROSINI et Giovanni BOLLEA,
en France le professeur J. de AJURIAGUERRA, professeur au
Collège de France et Madame G.B. Soubiran, Présidente
de l’Organisation Internationale de Psychomotricité,
les premiers enseignements sont venus précéder
la reconnaissance par nos états de formations structurées.
Le 15 Février 1974 par un décret gouvernemental
la France fut le premier pays au monde à reconnaître
officiellement la formation de la profession de psychomotricien.
Depuis et sous l’influence d’organisations
professionnelles comme la Fédération Française
des Psychomotriciens (FFP), l’Association Professionnelle
des Psychomotriciens Italiens (APPI) , l’Association
Italienne des Formateurs en Psychomotricité (AIFP)
votre profession s’est progressivement dotée
de textes réglementaires ou légaux la structurant,
la protégeant et la développant.
Le Forum Européen des Psychomotriciens
et l’Organisation Internationale de Psychomotricité
et Relaxation, toutes deux représentées ce soir
ont pour leur part et de manière très importante
contribué au développement de cette profession
devenue indispensable en Europe et dans le monde.
L’Europe se construisait déjà à
votre niveau.
La construction administrative et politique
de l’Union Européenne a pour sa part tout mis
en œuvre afin de faciliter la libre circulation des idées
et des hommes.
Ainsi la directive européenne du 21/12/1988, transcrite
en droit français pour la profession de psychomotricien
par le décret n° 91 1011 prévoit d’autoriser
dans certaines conditions l’exercice de votre profession
à des titulaires de diplômes communautaires.
Afin de faciliter le travail du Ministère
de la Santé et de la commission chargée de ces
autorisations, mais également afin d’accélérer
le rapprochement de vos formations et de vos techniques en
Europe, vous, la FFP, l’APPI et l’AIFP avez mis
en œuvre des groupes d’études et d’échanges.
Les travaux ainsi réalisés sont à l’origine
des chartes de reconnaissance mutuelles des niveaux de formation
pour la signature de laquelle nous sommes réunis ce
soir.
Il est clair que de telles initiatives vont
dans le sens de cette grande idée de construction d’un
espace d’échange, d’apports mutuels, de
solidarité et de dynamisme.
Par cette collaboration, vous vous enrichissez mutuellement
et apportez votre pierre à la construction de l’Europe"
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